5a-Contes et légendes érotiques

Publié le dimanche 23 septembre 2007

marcopolo : 2.2-Les yeux de SuYen

 

Les yeux de SuYen
Acte I d'un conte érotique mettant en scène Hong Kong


fille de Chine

"........la mort des uns a plus de poids
que le mont Taichan, celle des autres
en a moins qu'une plume..................."

Sema Tsien.


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Le train traverse à vive allure la campagne chinoise entre Kuangchou et Hong Kong. Des chantiers multiples viennent se greffer au paysage comme autant de blessures, des amorces d'infrastructures routières, des villes en gestation, les signes d'une expansion trop rapide et d'un concubinage avec Hong Kong, la belle et fière putain qui doit réintégrer le giron familial dès juillet de cette année.



La belle passagère assise sur la banquette d'en face doit elle aussi rentrer à Hong Kong. Ou comment laisserait-on une citoyenne chinoise s'évader ainsi par des voies aussi officielles, sans risquer de ne plus la voir réintégrer l'immense prison chinoise fabriquée par ces ignobles penseurs du maoïsme. Cette belle passagère aux yeux bridés qui me rappelle, 30 ans après l'événement, ma rencontre avec SuYen. 



Le train file à vive allure vers Hong Kong et je n'ai qu'effleuré au passage tout le mystère de cet immense pays comme celui de la belle passagère de la banquette d'en face qui ne cesse de me fixer de ses grands yeux en amande comme les yeux de SuYen, la belle et mystérieuse SuYen, et je pleure encore en pensant aux yeux de SuYen.



les yeux de SuYen




Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes asiatiques, mars 1997) © 1997 Jean-Pierre Lapointe
Photos de l'auteur prises en 1968 et 1996.


le 2007-09-23 08:22:53 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes asiatiques



marcopolo : 2.4-Le sacrifice de ZahrA la belle aryenne

 

Le sacrifice de ZahrA la belle aryenne
Acte I d'un conte érotique ayant pour scène l'Iran des Ayatollahs

femme voilée d'Arabie


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Islam
L'avion amorce sa descente sur l'aéroport de Téhéran. J'ai un étrange pincement au coeur. C'est ainsi toujours, lorsque je reviens dans un pays. Les souvenirs me reviennent en cascade, de façon désordonnée, avec l'impression de revoir les choses et les gens tels qu'ils étaient. Pourtant, l'Iran a changé, comme tous ces autres endroits que je connais et dont je regrette, d'une façon égoïste, la course vers la modernité ou le retour à l'âge de pierre.


Je n'ai pas cessé de scruter ces corps nonchalants pudiquement voilés, qui garnissent les banquettes de l'avion, à la recherche du mystère féminin qui s'y cache. Je réveillais ainsi mes penchants lubriques, à la découverte d'un oeil vif encerclé d'un habile sillon de kohl, une mèche de sombres cheveux se faufilant avec audace par les replis d'un hidjab multicolore, un nez aquilin coquettement décoré d'une incrustation diamantée, une bouche éclatante de rouge sensualité, le dessin d'une hanche au galbe outrageant révélé par la subite tension d'un ample cafetan de lin, une jambe nue jusqu'à la cuisse volontairement extraite de sa prude cache, mes sens s'animaient plus que n'auraient pu le faire les grotesques nudités des plages de France.

C'était aussi pour cela que je quittais l'Occident, pour réveiller mes sens endormis par l'insoutenable morale occidentale, celle de ces nouvelles Ayatollahs parquées sur les banquettes des assemblées nationales et le refus de vivre de leur mort programmée. Mais pourquoi avoir choisi le pays des Ayatollahs?


femme d'Iran
image animée


Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, noël 1998) © 1999 Marco Polo
AVIS IMPORTANT: (l'auteur ne veut offenser personne par le sujet traité dans ce conte, son intention est strictement littéraire et bien entendu romantique.)


ACTE I


le 2007-09-23 08:15:58 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes asiatiques



marcopolo : 1.4-Le tombeau de la jolie cousine

 

Le tombeau de la jolie cousine
Acte I d'un conte érotique de l'adolescence


femmes


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- "Prêt ou pas prêt j'y vais" On appelait cela, jouer à cache-cache ou plus familièrement jouer à la cachette.



Le pion quittait promptement la maison, regardait tout autour, il se dirigeait n'importe où à la recherche des autres membres du groupe qui se cachaient ici et là et qu'il lui fallait débusquer. Pour un court moment, c'était l'angoisse; il fallait au plus vite retrouver l'un et l'autre des participants qui se terraient quelque part, pour briser ce silence soudain, cette solitude inhabituelle qui nous envahissait, retrouver les bruits, les cris, la turbulence sécurisante de nos jeux d'enfant.


- "Prêt ou pas prêt j'y vais," Denise une jolie voisine, agissait ce jour-là comme pion.


 

Je n'aimais pas jouer le rôle du pion. Je préférais me terrer, être l'animal chassé, essayant de déjouer le chasseur, pendant qu'il se déplaçait silencieusement, l'air fouineur, anxieux, à deux pas de moi sans me voir; j'aurais pu le toucher, je n'en faisais rien et je jouissais de cette soudaine maîtrise à m'évader du monde des vivants, comme si j'étais invisible. Je pouvais voir sans être vu, et contrairement aux autres, qui se faisaient facilement débusquer, et qui s'esclaffaient soudainement dans un tintamarre indescriptible, brisant le silence des autres et les forçant à se démasquer promptement, je pouvais au contraire m'évader de mon terrier en silence, retrouver la maison sans perturber la chasse silencieuse du pion. Je n'aimais pas la compagnie des autres dans le refuge inexpugnable que je me choisissais toujours.


Nous n'avions pas l'habitude de fréquenter les filles, préférant les jeux entre garçons.


Ces jeux mâles qui nous permettaient d'expérimenter la bravoure, l'audace, le danger, une certaine brutalité, le langage de charretiers, le viol de certains tabous, tout cela, loin du voisinage des filles. Parfois elles s'approchaient, elles semblaient participer de loin à nos jeux, ou elles s'y infiltraient sournoisement, nous les repoussions toujours avec vigueur.


Ce jour-là, les garçons avaient fléchi, pour jouer à la cachette, jeux plutôt neutre où garçons et filles pouvaient se sentir à l'aise sans avoir l'air de trahir leur sexe; et nous nous retrouvions ainsi garçons et filles, cousins et cousines, frères et soeurs, voisins et voisines.


 

femme nue


Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes érotiques, février 1999) © 1999 Jean-Pierre Lapointe
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le 2007-09-23 08:06:40 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes de Jeunesse