Publié le mercredi 10 octobre 2007
marcopolo : 5.2-Le viol à la Kalashnikov
Le viol à la kalashnikov,
Acte I d'un conte érotique ayant pour scène Prague
Ses longues jambes, une à une, à chacun de ses pas laborieux, se laissaient voir jusqu'à la naissance de son pectoral, par un mouvement rythmique accentué par les anfractuosités du terrain que ses pieds nus arpentaient avec une certaine prudence. Les mouvements s'articulaient autour du rotule que formait la ligne de partage de ses jambes faisant frissonner le duvet qui cachait à peine son sexe; l'on pouvait apercevoir un soupçon des lèvres qui en décorait l'entrée. Je n'osais détourner mes yeux de peur de commettre une erreur mais en même temps, j'avais la sensation de la violer, scrutant ainsi les louvoiements des parties de son corps encore visibles par l'entrebâillement de sa vareuse. Je m'aperçus vite à mesure qu'elle se rapprochait de moi, qu'elle ne semblait plus s'en soucier, comme si le mal était déjà fait.
Elle s'empara brusquement de ma main qu'elle déposa avec vigueur sur son vagin. Avec une certaine impatience, elle dirigea la paume de ma main sur cette caverne entrouverte et déjà humide puis y enfonça deux de mes doigts qu'elle activa avec vigueur en un mouvement rotatoire qui la fit geindre de plaisir. Je sentais au bout de mes doigts le ressort articulé de son clitoris proéminent.
Elle s'approcha de moi, maintenant vêtue, d'une élégance toute militaire, la kalashnikov en bandoulière. Elle avait l'allure d'un véritable officier de l'armée russe. Ses cheveux à peine perceptibles étaient enroulés sous son képi aux larges rebords caractéristiques à ceux de l'armée russe. Elle s'arrêta devant moi, à un mètre à peine, me dépassant de quelques centimètres; elle arborait un sourire décontracté sur son visage de femme déjà mure. Je ne craignais plus rien. Elle me fixa longtemps du regard, impassible, sans un mot, puis porta son index droit à ses lèvres qu'elle mouilla légèrement puis le déposa doucement sur mes lèvres entrouvertes et le laissa là un moment appuyé en exerçant une certaine pression. Puis elle me dit avec une voix déterminée:
-"Spaciba petite français".
Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes, septembre 1996, photos de l'auteur août 1968) © 1996 Jean-Pierre Lapointe
Trame sonore empruntée aux archives du Web: Révolution de Jean-Michel Jarre
le 2007-10-10 11:23:26 | Permalien | | Contes du reste du monde