La femme à plumes ou le sacrifice de la reine sauvage du Nouveau-Monde.
Un conte érotique se déroulant dans un Nouveau monde.
Acte I d'un conte érotique se déroulant dans un Nouveau monde. 
"Une jeune fille canaque est couchée sur le ventre, Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes érotiques, novembre 2002) © 2002 Jean-Pierre Lapointe
montrant une partie du visage effrayé.
Elle repose sur un lit garni d'un paréo bleu et d'un drap jaune de chrome clair.
Un fond violet pourpre semé de fleurs semblables à des étincelles électriques;
une figure un peu étrange se tient à côté du lit.
Séduit par une forme en mouvement je les peins
sans aucune autre préoccupation que de faire un morceau de nu.
Tel quel, c'est une étude un peu indécente."
(Paul Gauguin, Journal des îles.)
(hommage aux tahitiennes)
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(La pleine jouissance de ce moment d'extase sexuelle est conditionnelle au chargement complet des images et des sons.)
le 2007-12-22 12:53:12 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes d'outre-monde
La petite fille Touareg l'ange-gardien du désert. "C'est là un bien grand mystère. Pour vous qui aimez
Acte I d'un conte érotique ayant pour scène le pays des Touaregs
aussi le petit prince, comme pour moi, rien de l'univers
n'est semblable si quelque part, on ne sait où, un mouton
que nous ne connaissons pas a, oui ou non mangé une rose...."
Saint-Exupéry.
Je me penchai sur elle. Elle me regardait fixement de ses yeux interrogateurs. Je ne pouvais résister longtemps à la fascination qu'elle m'inspirait. J'allais répondre à ses désirs et nous plonger dans des jeux dont elle ne soupçonnait pas l'ampleur. Il y avait un immense camion gris-vert immobilisé près de mon auto-campeur. Il y avait deux hommes, des routiers arabes. Ils avaient remorqué mon auto-campeur sur la piste carrossable. Ils ne le faisaient jamais, mais ils avaient emprunté cette piste et ne pouvaient en expliquer la raison. Je leur ai parlé de la jeune fille Tarqui, ils ne l'avaient pas aperçue.



- "As-tu déjà aimé?" lui demandai-je pendant que mes doigts voyageaient doucement sur sa peau, balayant les grains de sable agrippés à sa chair moite, mes doigts pressaient sa peau, réveillant, je le sentais, des frissons qu'elle n'avait jamais vécus auparavant, au bout de mes doigts je la sentais s'affrioler.
- "C'est quoi aimer?" Je m'approchai de son visage, je la sentais légèrement craintive. J'approchai délicatement mon visage de son visage et, sans précipiter mon geste, je déposai un baiser sur ses lèvres. Je ne pouvais plus arrêter ces jeux. Je restai ainsi un long moment, n'exerçant qu'une faible pression, ses lèvres s'ouvrirent lentement, son souffle filtrait maintenant entre ses lèvres imprégnant ma bouche d'une haleine chaude, son thorax gonflé de spasmes se soulevait jusqu'à toucher ma chair nue. Il était déjà trop tard, je ne pouvais plus arrêter ces jeux.
Quand je les ai amenés au-delà de la dune, ils ont bien vu les traces des ébats amoureux qui y avaient eu cours. Ils s'en sont moqués. Ils étaient un peu rustres.
Puis nous avons suivi les pas tracés dans le sable, la frêle piste qui partait du lieu et qui montait jusqu'au sommet de la dune, puis elle s'évaporait de façon inexplicable ne laissant que deux empreintes profondes dans le sable. Tout autour, il n'y avait rien. L'immensité du désert et les graffitis répétitifs laissés par le vent sur le sable.
- "Alors, c'était cela, le petit français a baisé son ange gardien?" et ils se moquèrent de moi.
le 2007-12-22 12:27:25 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes arabes
Les métamorphoses de la geisha.
Un conte érotique se déroulant dans le Japon féodal
"La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:
-" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi!"
Baudelaire
Marco Polo ou le voyage imaginaire (Contes et légendes asiatiques, décembre 1998) © 1998 Jean-Pierre Lapointe
(En hommage à Hiroshige, Hokusai, Utamaro, aux geishas et au Japon)
le 2007-12-22 12:23:45 | Permalien | Ajouter un commentaire | Contes asiatiques